Qui suis-je?

Parce que je suis constamment en quête de sens, parce que ma tête fourmille de pourquoi, parce qu’il me faut un but, je ne pouvais pas simplement tricoter.

Passionnée de laine, je me suis rapidement posé des questions sur les fibres que je tenais en main. D’où venaient-elles, quels étaient les processus de fabrication, que contenaient-elles, etc… Et les réponses à ces questions m’ont tellement passionnée que j’ai décidé de me lancer moi-même dans la fabrication de cette belle fibre. Ce que j’ai trouvé, ce ne sont pas justes de magnifiques et attachants animaux, des savoir-faire ancestraux, mais surtout un sens, une reconnexion. J’ai enfin trouvé ma place dans ce monde. J’ai enfin pris conscience de ce sentiment de déracinement qui m’habitait, je l’ai compris parce que je me suis enracinée. J’ai appris à travailler avec la nature, j’ai découvert que rien ne pouvait se faire sans elle, et j’ai tant de choses encore à découvrir ! Est-ce que venir habiter dans cette vallée a été l’élément déclencheur ? Bien plus que cela ! Cette vallée, en très peu de temps, s’est emparée de moi et m’a forgée. J’y ai découvert un climat bien plus rude, des saisons bien plus marquées, une intensité que je n’avais jamais connue ailleurs. Rapidement j’ai voulu m’inscrire plus profondément dans ce paysage, rendre à cet endroit une partie de ce qu’il m’a apporté. Tout naturellement j’ai souhaité combiner le travail de la laine à un projet d’éco-pâturage. Participer à la vie de cette belle communauté, aider à l’entretien de ces terres d’exception tout en préservant leur biodiversité et mener une vie de famille riche de sens, je ne pouvais rêver mieux.

Mais alors qui suis-je ? Tout simplement une habitante d’un petit bout de terre, une personne qui cherche à se changer pour mieux changer le monde. Femme, maman, bergère, fileuse, philosophe à ses heures… aucun de ces qualificatifs ne suffit tout seul à me définir, alors je vais faire simple. Je suis Nadège, j’habite une merveilleuse vallée appelée « Vallée de la Bruche », en Alsace, et j’élève des poules, des lapins angoras et des brebis solognotes.  Je ne scolarise pas mes enfants qui sont instruits à domicile et je passe mon temps à tout remettre en question. Mais le plus important c’est que je ne devrais pas dire « je », mais plutôt « nous ». Parce que ces choix ne sont pas les miens mais sont les nôtres, ceux de notre famille.

Nous sommes une famille qui vivons en harmonie avec la nature qui nous entoure et nous essayons de faire en sorte que tous nos choix soient pris en pleine conscience. Nous n’acceptons pas la facilité ni ce qui nous a été appris. Nous créons le monde dans lequel nous voulons vivre et nous le faisons chaque jour ici, dans cette petite « Ferme de la Vallée Perdue ». Alors si vous passez par chez nous, n’hésitez pas à venir nous rencontrer car c’est ensemble que nous pourrons construire le monde de demain !